samedi 28 décembre 2013

Joyeux Noël d'espérance !

Quelle est votre espérance ?

Une espérance d’un soir au moins jusqu’au champagne ? Une espérance qui flirte avec l’optimisme qui cache tout ? Une espérance trop souvent déçues car la magie de Noël se fait vite rattrapée ?
Oui, quelle est votre espérance en vérité ?`Ce Noël c’est d’espérance dont j’ai envie de parler avec vous. C’est ce qui me semble le plus manquer en ce moment. 
La désespérance en effet me paraît s »’infiltrer dans bien de nos comportements individuels ou collectifs. Notre société est dépressive et nous avec.
Pour entendre le chant de l’espérance dans nos cœurs il nous faut d’abord arrêter le tintamarre intérieur.
Soyons fous, là maintenant, faisons silence quelques instants, écoutez les pas de Dieu en vous ! (…)

Il vient pour vous, il vient pour toi. il a pris chair par amour de toi. Si tu es rempli de toi-même, si tu es bouffi de suffisance, il n’aura aucune place. Sin tu es encombré de toi-même, il ne pourra pas te déranger.
Si tu as un intérieur qui n’est pas bien rangé, s’il y a même de la paille et quelques bêtes (tu fais bien l’âne par moment !), donc si tu as un intérieur qui ressemble à une crèche, alors, il est en toi maintenant. Laisse le advenir comme l’hôte de ta vie. il n’y a pas de meilleur pour l’espérance que de savoir qu’un autre marche avec nous.
Il n’y a pas plus fidèle que Dieu dans cette marche commune. Regarde donc qui est à tes côtés, qui se fait proche de toi.

                  Notre société semble aller à vau l’eau. Non seulement on a l’impression que personne ne sait où on va sur le plan économique comme sur le plan sociétal, mais c’est de sens tout court que l’on semble priver. Qu’est-ce qui motive vraiment les décisions politiques  et économiques, les orientations de nos choix de vie ? L’ego fait de l’enflure et la violence s’étale bien plus que la bonté. Regardez Dieu qui se fait fraternel pour l‘homme, pour toi, pour moi ! Dieu s’approche au plus prés de toi. Toute recherche de paix et de réconciliation qui ne reconnaît pas la dignité de l’autre est vouée à l’échec ! Il n’y a d’espérance en Syrie, en Centre-Afrique dans nos familles que dans une telle fraternité humaine ! Un instant en ton cœur accueille l’infinie fraternité de Dieu. (…)

                  Si Noël est un événement plein d’espérance, c’est que Dieu s’est engagé lui-même. C’est n’est plus Moïse ou Abraham, David ou Jérémie. C’est Dieu en personne qui a retroussé ses manches et qui, en son fils le bien-aimé, a décidé de sauver le genre humain. Notre espérance est réelle car le salut est déjà à l’œuvre en Jésus. Ce n’est pas de bonnes intentions, de grandes déclarations, c’est une histoire d’homme. C’est des gestes concrets, des paroles vives ou affectueuses. C’est une naissance et une mort d’homme qui engage Dieu. Et l’amour a vaincu toute désespérance. La victoire de l’amour nous devance, elle est au devant de nous et nous attire. Regardez l’enfant de la crèche ainsi maintenant ; (…)
 
                  Nos espérances sont souvent déçues car nous pensons que tout dépend  de nous. Ici tout dépend de  Dieu et de l’homme réunit dans le fils unique. Tout dépend de la solidarité et de la communion que je vis avec le Christ le Sauveur. Si je regarde vers le bas c’est toujours pareil, c’est le perpétuel recommencements des catastrophes et guerres, etc.… Il y a de quoi en effet désespérer de l’homme livré à lui-même et à nos capacités de destructions.

Si je regarde vers le haut, j’entends les anges chanter la paix des hommes de bonne volonté, des hommes dont la volonté s’associe à la volonté de paix de Dieu. De quoi suis-je donc solidaire, à qui suis-je associé ? Suis-je pour le malheureux et contre le malheur ? Le choix de Dieu est clair, sa solidarité ici à la crèche est évidente. Ma dignité de Fils est de faire le choix de Dieu et c’est maintenant en toi.

Jean ROUET

mercredi 9 octobre 2013

Encore et encore ....

Une première manche est en train d’être gagnée !
La prière, les réactions nombreuses de part le monde ont fait reculer les partisans de la violence contre la violence. En Syrie on démantèle les armes chimiques ;
Mais les autres continuent  à tuer de part et d’autres. Les communautés chrétiennes sont prises en otages et pour les secourir on en est toujours aux belles paroles… 
On s’entretue en Syrie  et l’ONU est ici impuissante. Les fanatiques de leur pouvoir et les fanatiques de leur religion entretiennent la haine.
Où sont les indignés par cette situation ? Il ne suffit pas de crier, il ne suffit pas de belles paroles, il faut donc continuer à prier, à tendre la main pour forcer au dialogue, dénoncer les fauteurs de guerre, mettre en lumière tous ceux qui tirent bénéfice des ventes d’armes aux uns et aux autres. Quels sont les hommes d’états courageux qui oseront autant pour la paix qu’ils ont voulu l’être dans la légitime défense ?
L’homme en blanc, désarmé, continue ses appels… les relayons-nous ? Les mettons nous en pratique ? Encore vendredi dernier à Assise : « Nous nous adressons à toi, François, et nous te demandons : apprends-nous à être des « instruments de paix », de la paix qui a sa source en Dieu, la paix que le Seigneur Jésus nous a apportée. »

 Jean ROUET

mercredi 28 août 2013

L'improbable paix !

Il y a de quoi désespérer de l'humanité.
En Egypte : le fanatisme ;
en Syrie : le meurtre des enfants ;
au Liban : le terrorisme ;
en Afghanistan : la guerre fratricide ;
au Pakistan : les bombes aveugles...
J'arrête mon chapelet des horreurs.

Quelle réplique ?
D'autres armes ?

Il faut sûrement empêcher que l'horreur continue.
Mais le glaive appelle le glaive.

La paix véritable ne peut venir que du dialogue, que de la justice, que du pardon.

Naïveté ?

Pourquoi pas ! Car tous les réalistes du monde avec leurs armes ne font qu'ajouter siècles après siècles à l'inhumanité de l'homme.


vendredi 7 juin 2013

"Il fut saisi de pitié pour elle".

"Il fut saisi de pitié pour elle".


              Cette rencontre entre Jésus et ce fils unique a quelque chose de tragique. C'est comme s'il voulait éviter à cette femme et à son fils ce que lui-même et sa mère allaient vivre. "Il fut saisi de pitié pour elle". Le cœur du Christ est bouleversé en voyant cette veuve perdre son dernier appui ; il va lui rendre son fils. Le jour de sa propre mort il aura à cœur de laisser un fils à sa propre mère :"Mère voici ton fils". Oui cette scène est bouleversante d'humanité et de compassion. Elle nous révèle trois choses capitales :
- dans le cœur de Dieu, il y a un amour inépuisable pour l'homme ; Dieu est pour la vie, Dieu est contre la mort. Il est le Vivant, lui-même souffre du mal de l’homme,
- pour Dieu l'homme est un être debout et qui parle,
- mais cet acte extraordinaire n'est qu'un signe, qu'une annonce d'une réalité plus merveilleuse ; ce miracle est annonciateur de notre résurrection où Jésus nous relèvera d'entre les morts parce qu'il a été lui-même relevé d'entre les morts par la puissance de son Père des cieux ; il nous rendra les uns les autres, il nous redonnera la parole dans le royaume des cieux. La résurrection est notre vocation!
           Une telle scène peut nous émouvoir et nous faire regretter que le Christ ne continue pas à refaire venir à la vie tous les fils de veuve qui meurent sur cette terre. Là est notre condition humaine ;  nous avons beau essayer par maints artifices de nous cacher la mort, elle fait partie de ce que nous sommes : des êtres dans le temps avec un commencement et une fin. Le Christ et son Père ont pour nous un projet de salut plus ambitieux : nous sommes appelés à la vie éternelle, à une vie qui ne finit pas après la vie qui finit. Notre ouverture à ce don extraordinaire de Dieu se joue dans notre combat pour que, dans cette vie qui finit, les hommes et les femmes vivent debout, les relations familiales soient rétablies, les êtres puissent avoir la parole et se parler. C'est dans ce travail, où notre cœur à l'image du Christ se laisse toucher par les détresses que s'inaugure la vie de ressuscité.
Encore faut-il que nous nous laissions saisir de pitié.
Jean ROUET