mardi 1 avril 2014

Des résultats attristants !!



Tel est mon sentiment après les élections municipales. Non parce que la droite l’emporte sur la gauche mais parce que le discours dominant n’a pas changé !
Dans les commentaires nombreux qui se succèdent dans nos machines à voir et à entendre, le centre des préoccupations n’est pratiquement jamais l’homme.
La finalité de tous les discours, de droite comme de gauche, c’est la croissance, la productivité, le rendement.

La croissance est d’abord économique et non humaine, l’emploi est productivité et non travail à la mesure de l’homme, le rendement il est financier et non de qualité humaine. L’homme qui est au centre des discours politiques est au service de la machine et non l’inverse.

Beaucoup s’étonne de l’augmentation de l’abstention, quel aveuglement sur l’augmentation de la désespérance ! Le politique a pour vocation de donner une espérance, de tracer un chemin nos politiques ne vous proposent que des chiffres et ceux-ci sont de plus en plus mauvais. On ne nous propose pas de vrais projets, on calcule les meilleures recettes. On ne fait pas de l’humain, on fait du chiffre !

Je fais totalement mien la prière du pape François dans la joie de l’Evangile au n°205 :


“Je demande à Dieu que s’accroisse le nombre d’hommes politiques capables d’entrer dans un authentique dialogue qui s’oriente efficacement pour soigner les racines profondes et non l’apparence des maux de notre monde ! La politique tant dénigrée, est une vocation très noble, elle est une des formes les plus précieuses de la charité, parce qu’elle cherche le bien commun. Nous devons nous convaincre que la charité « est le principe non seulement des micro-relations : rapports amicaux, familiaux, en petits groupes, mais également des macro-relations : rapports sociaux, économiques, politiques ». Je prie le Seigneur qu’il nous offre davantage d’hommes politiques qui aient vraiment à cœur la société, le peuple, la vie des pauvres ! Il est indispensable que les gouvernants et le pouvoir financier lèvent les yeux et élargissent leurs perspectives, qu’ils fassent en sorte que tous les citoyens aient un travail digne, une instruction et une assistance sanitaire. Et pourquoi ne pas recourir à Dieu afin qu’il inspire leurs plans ? Je suis convaincu qu’à partir d’une ouverture à la transcendance pourrait naître une nouvelle mentalité politique et économique, qui aiderait à dépasser la dichotomie absolue entre économie et bien commun social.”

mardi 25 février 2014

Où va t-il donc s'arrêter ?

Quand on parle de François, le pape bien sûr, la plupart des gens font une grande inspiration et un large sourire comme si un souffle nouveau, un style nouveau nous donnait à tous de l'air et du soulagement. On a l'impression de respirer plus large et c'est un vrai repos dans ce temps où la mission nous sollicite si fortement. 
Les dernières décisions qu'il vient de prendre concernant les questions économiques sont une bonne nouvelle. Il s'inscrit dans la suite des premières mesures amorcées par Benoit XVI. Le Vatican a donc maintenant un ministère des finances en ligne directe avec le pape, il est appelé à remplacer les nombreux organes qui fonctionnaient souvent indépendamment les uns des autres. Voilà une véritable révolution tranquille pour mettre au service de la mission les moyens dont dispose le Saint Siège. Le lendemain de cette décision François s'adresse à toutes les familles pour leur confier dans la prière les deux prochains synodes car les familles sont les premières concernées par ce qui va s'y vivre et s'y décider. L'enquête préalable qui a circulé dans le monde entier a été une première pour inviter tous les catholiques à dire leur mot. Le sens de la foi vécue par le peuple de Dieu est un des éléments nécessaires à la réflexion des responsables de l'Eglise. Vraiment ce pape nous fait changer d'époque et l'Eglise-communion du dernier concile est de plus en plus une réalité. Quelle joie pour nous tous ! Mais où ce pape va t-il donc s'arrêter ? 

mercredi 22 janvier 2014

La détresse est supprimée !

L'assemblée nationale dans la nuit du 21 au 22 janvier 2014 a transformé un cas de détresse en droit. Un tel déni de la complexité de l'existence humaine est véritablement dramatique de la part de nos politiques. Il a suffit de quelques heures pour passer sous silence la souffrance profonde des hommes et des femmes en échec de fécondité, de donner libre court à la toute puissance mortifère, de nier la vie en germe la réduisant à un amas de cellules. Une profonde tristesse m'envahit devant un tel gâchis.
Une fois de plus une évolution de notre société se fait à huit clos sans véritable débat démocratique. Une fois de plus le droit du plus faible est bafoué. Une fois de plus l'individualisme est conforté au détriment de la solidarité. Aucun parti politique n'a été à la hauteur du débat. Comment s'étonner que le discrédit que les atteint ne cesse de grandir ! On pleure sur la baisse de notre puissance économique, on gémit sur l'augmentation des impôts mais on ne verse aucune larme sur les enfants à venir. La culture de mort dont parlait Jean-Paul II ne cesse d'étendre ses ravages. 
Rien n'est vraiment dit sur l'accompagnement des femmes devant une grossesse non désirée, rien n'est prévu pour soutenir ceux qui sont devant une question de vie et de mort. Nous ne faisons que préparer une société de plus grande violence en mettant sous couvercle nos drames intimes liés à nos amours, à nos échecs, à nos solitudes.
Qui nous aidera à prendre délibérément le chemin de la vie ?

samedi 28 décembre 2013

Joyeux Noël d'espérance !

Quelle est votre espérance ?

Une espérance d’un soir au moins jusqu’au champagne ? Une espérance qui flirte avec l’optimisme qui cache tout ? Une espérance trop souvent déçues car la magie de Noël se fait vite rattrapée ?
Oui, quelle est votre espérance en vérité ?`Ce Noël c’est d’espérance dont j’ai envie de parler avec vous. C’est ce qui me semble le plus manquer en ce moment. 
La désespérance en effet me paraît s »’infiltrer dans bien de nos comportements individuels ou collectifs. Notre société est dépressive et nous avec.
Pour entendre le chant de l’espérance dans nos cœurs il nous faut d’abord arrêter le tintamarre intérieur.
Soyons fous, là maintenant, faisons silence quelques instants, écoutez les pas de Dieu en vous ! (…)

Il vient pour vous, il vient pour toi. il a pris chair par amour de toi. Si tu es rempli de toi-même, si tu es bouffi de suffisance, il n’aura aucune place. Sin tu es encombré de toi-même, il ne pourra pas te déranger.
Si tu as un intérieur qui n’est pas bien rangé, s’il y a même de la paille et quelques bêtes (tu fais bien l’âne par moment !), donc si tu as un intérieur qui ressemble à une crèche, alors, il est en toi maintenant. Laisse le advenir comme l’hôte de ta vie. il n’y a pas de meilleur pour l’espérance que de savoir qu’un autre marche avec nous.
Il n’y a pas plus fidèle que Dieu dans cette marche commune. Regarde donc qui est à tes côtés, qui se fait proche de toi.

                  Notre société semble aller à vau l’eau. Non seulement on a l’impression que personne ne sait où on va sur le plan économique comme sur le plan sociétal, mais c’est de sens tout court que l’on semble priver. Qu’est-ce qui motive vraiment les décisions politiques  et économiques, les orientations de nos choix de vie ? L’ego fait de l’enflure et la violence s’étale bien plus que la bonté. Regardez Dieu qui se fait fraternel pour l‘homme, pour toi, pour moi ! Dieu s’approche au plus prés de toi. Toute recherche de paix et de réconciliation qui ne reconnaît pas la dignité de l’autre est vouée à l’échec ! Il n’y a d’espérance en Syrie, en Centre-Afrique dans nos familles que dans une telle fraternité humaine ! Un instant en ton cœur accueille l’infinie fraternité de Dieu. (…)

                  Si Noël est un événement plein d’espérance, c’est que Dieu s’est engagé lui-même. C’est n’est plus Moïse ou Abraham, David ou Jérémie. C’est Dieu en personne qui a retroussé ses manches et qui, en son fils le bien-aimé, a décidé de sauver le genre humain. Notre espérance est réelle car le salut est déjà à l’œuvre en Jésus. Ce n’est pas de bonnes intentions, de grandes déclarations, c’est une histoire d’homme. C’est des gestes concrets, des paroles vives ou affectueuses. C’est une naissance et une mort d’homme qui engage Dieu. Et l’amour a vaincu toute désespérance. La victoire de l’amour nous devance, elle est au devant de nous et nous attire. Regardez l’enfant de la crèche ainsi maintenant ; (…)
 
                  Nos espérances sont souvent déçues car nous pensons que tout dépend  de nous. Ici tout dépend de  Dieu et de l’homme réunit dans le fils unique. Tout dépend de la solidarité et de la communion que je vis avec le Christ le Sauveur. Si je regarde vers le bas c’est toujours pareil, c’est le perpétuel recommencements des catastrophes et guerres, etc.… Il y a de quoi en effet désespérer de l’homme livré à lui-même et à nos capacités de destructions.

Si je regarde vers le haut, j’entends les anges chanter la paix des hommes de bonne volonté, des hommes dont la volonté s’associe à la volonté de paix de Dieu. De quoi suis-je donc solidaire, à qui suis-je associé ? Suis-je pour le malheureux et contre le malheur ? Le choix de Dieu est clair, sa solidarité ici à la crèche est évidente. Ma dignité de Fils est de faire le choix de Dieu et c’est maintenant en toi.

Jean ROUET